Le commencement.

Le commencement.
Tu as peur de l'au-delà?

J
e vais te raconter mon histoire qui te fera dépasser tes propres limites, mais avant je vais me présenter: je m'appelle Syana, j'ai 17 ans et je vis à Cran-Chevrier dans un quartier ordinaire avec ma famille, mes parents et ma petite soeur de 8 ans, Lie. Je suis en terminale littéraire en compagnie d'une bande de bigorneaux, ma classe en fait.

Bon j'arte ma petite psentation, pour me couvrir d'avantage, je te laisse lire mon histoire.

Bonne visite cher lecteur.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 06:43

[...]

[...]

Il est minuit. Je sens cette présence près de moi. Elle m'observe, enfin je crois. Je me concentre pour m'endormir et ne plus penser à ce qui m'entoure. J'entends les bruits venant du grenier, juste au dessus de ma tête. J'ai l'impression d'être la seule à entendre tous ces bruits. Mes parents et ma s½ur dorment comme si de rien n'était. J'étends ma couverture pour couvrir mon oreille. J'ai l'impression d'atténuer le bruit en faisant ça. A force, je commence à m'endormir lentement et je tombe dans un profond sommeil.
- Syana il est l'heure, lèves-toi !
Ma m
ère vient d'ouvrir grand mes volets et fait des va-et-vient dans ma chambre en essayant de ranger au maximum tout ce qu'elle peut trouver en train de traîner.
-Mais
Maman, je n'ai pas envie d'aller en cours aujourd'hui ! Je vais encore voir la bande à Chloé qui va m'humilier encore une fois.
-
Arrêtes tes bêtises. Tu iras à l'école et ne discutes pas.
Il y a
des fois j'ai l'impression de ne pas être comprise par mes parents. Je me lève de mon lit et me dirige en trainant des pieds vers la cuisine, j'y retrouve ma s½ur. Mon père est déjà parti travaillé. Ma s½ur, Lie, a huit ans et comme j'en ai dix-sept, elle se sent obligée de me prendre comme modèle.
« -
Syana, je veux aller à l'école avec toi. Je peux venir, dis ! Je peux?
-
Non, on n'accepte pas les teignes là-bas.
- Mam
an! » Ma s½ur se met souvent à pleurer pour que maman ou papa décide de me donner une bonne leçon de morale en insistant sur le fait qu'en tant que grande s½ur je me dois de protéger et donner l'exemple à ma « petite s½ur chérie ».
Je me
dépêche donc de prendre mon sac avant que ma mère ne se décide à descendre les marches. Avant de partir, je jette un coup d'½il vers le haut, pour voir mon grenier, celui qui me fait si peur. A ce moment précis, j'entends une voix provenant d'en haut ;
« Viens... » Une voix si frêle qu'elle me fit froid dans le dos. Je restais là pendant deux seconde, pétrifiée.
«
- Qu'est-ce qu'il y a Lie ? » La voix de ma mère me sorti de mon angoisse et je me dépêchais de sortir et d'aller en cours.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 06:53

[...]

[...]
Arrivée devant la salle de cours, j'entends juste derrière moi :
« Hé,
clocharde, t'es quand même venue en cours ? » Il n'y avait même pas à réfléchir je savais qu'il s'agissait de madame Méchanceté Gratuite. Chloé est le genre de fille qui n'est pas capable d'être gentille et généreuse une fois dans sa vie. Quoique je ne fusse pas mal habillée elle avait le don de me trouver divers surnoms. Je m'étais souvent demandé ce que serait ma vie si elle n'avait pas été dans ma classe de Terminale et franchement je pense que j'aurais été beaucoup plus heureuse.
« -Non, ça ne se voit pas, je suis chez le coiffeur au moment ou je te parle.
-
Han mais c'est qu'elle s'énerve ! J'ai peur regarde je tremble...
- L
âches-moi tu veux.
-
Allez les filles, on dégage sinon elle va se suicider. » S'en suivi un rire généralisé
d
e la bande des trois filles aussi stupide que Chloé.
Les co
urs furent pires encore. Entre les stylos, les bouts de gommes et les cartouches d'encre que je me prenais sur la tête, je ne savais plus quoi faire. Je me trouve dans une classe de terminale et pourtant j'ai en face de moi des gamins névrosés. Je fais avec et puis ce n'est qu'un petit groupe qui ne cesse de me provoquer, ce n'est pas comme s'il s'agissait de tout le lycée. Je fais avec.

J'
ouvre la porte de chez moi, pose mon sac et me dirige vers mon ordinateur pour aller finir mon exposé de philosophie. La maison est vide. Comme toujours dans ses cas là, je ferme doucement la porte menant vers le deuxième étage. Doucement parce que j'ai peur que la présence de ce matin m'entende. Je m'installe ensuite devant mon ordinateur et me voilà partie pour une heure de recherche.
Une heure
s'étant déroulée, je vais chercher quelque chose à boire dans la cuisine mais à ce moment là j'entends toquer. Certes que quelqu'un toque à ma porte d'entrée ne m'aurait rien fait mais la personne qui toquait, ne toquait pas à ma porte d'entrée mais elle se trouvait juste derrière la porte menant au deuxième étage. Mon c½ur se glaça. Ça tapait de plus en plus fort et j'entendais le souffle rauque s'accentuait.
« Vi
ens...Viens... » Ces même mots revenaient sans cesse. Je m'accroupis dans le coin de ma cuisine attendant que ma famille revienne, dans le silence le plus complet.
« Vie
ns...Viens... » Chaque fois le ton s'accentuait et je me bouchais les oreilles de plus en plus fort.
Après vin
gt minutes d'angoisse ; plus un bruit. Je me levais me déplaça jusqu'à la porte du couloir et je sentis un froid glacial. J'ouvris la porte et :
« Vie
ns !!!! »

# Posté le jeudi 01 mai 2008 07:02

[...]

[...]
Un vent glacial me traversa. Comme si la voix avait épuisée son dernier souffle. Avais-je tout imaginé? Je ne pouvais parler de cette horrible expérience avec mes parents, ils me prendraient surement pour folle, m'enmeneraient chez un psy pour enfin m'enfermer dans je ne sais quel asile. Non, je ne pouvais pas prendre de risque.
Le
soir même, nous mangions tous ensemble, la famille réunie. Papa et maman avaient l'air si serain et ma petite soeur, comme à son habitude, tapait à grand coup de fourchette sa purée et moi, je refléchissais à ce qui mettait arrivé, puis je pris la parole, sans trop savoir pourquoi:
"
- Vous croyez aux fantôme?" Et voilà, j'avais prononcé la sottise la plus improbable du moment. Papa et maman me fixaient, d'un air dubitatif et papa, surpris me dit:
"
- Non, bien sûr que non Syana. Tu ne crois pas à ces histoires tout de même? Les gens sont tellement crédules de nos jours."
Je le savais. J'avais du tout inventé. Impossible qu'il en soit autrement.
A la fin
du repas et après avoir pris une bonne douche pour me débarrasser de toutes ces mauvaises pensées, je monta me coucher. Arrivée dans mon lit, je vis ma petite soeur qui venait vers moi:
"- Sya
na, tu sais moi les fantomes il me font très peur mais je sais que tu es là pour me protéger" Si elle savait que moi-même, j'étais terrorisée. Ce soir là, elle dormit avec moi.


Je
dormais paisiblement, plus rien n'atteignait mon esprit. Je ne cessais de me tourner et me retourner dans tout les sens pour trouver une bonne position. Puis, à un moment, je sentis un vent frais, j'ouvris alors doucement les yeux et là dans la pénombre, sous mon radiateur, je vis une petite fille blonde, assise, le regard dans le vide. Elle était habillé en tenue d'époque et avait de magnifiques boucles anglaises. Cette enfant était si pâle. Elle ne bougeait pas. M'avait-elle vu? Savait-elle que je la regardait? Elle tourna, lentement, sa tête, et me regarda, sans bruit et un rictus diabolique se forma sur son visage d'ange.
"MAMAN!!
!!!!!!!!" Je criais aussi fort que je pouvais "Maman, s'il te plaît, viens allumer la lumière!!!!! Viens!!!"

# Posté le jeudi 01 mai 2008 08:18

Modifié le jeudi 01 mai 2008 14:42

[...]

[...]
Ma mère accourut et alluma la lumière.
"
Que se passe t'il? ça ne vas pas ma chérie?"
La
petite fille avait disparue, comme si elle n'avais jamais été présente. Pourtant il me semblait sentir son parfum, trop vite envolé. Peut-être était-elle monté au troisième étage, au grenier, lieu de toutes mes angoisses.
"Syana, ça va?" La voix de ma mère me sortit de ma tourmente.
"O
ui, oui, j'ai fais un cauchemar..." Un cauchemar plus vrai que nature, oui! Il est bien évident que j'eusse du mal à me rendormir durant le reste de la nuit. J'avais si peur. Peur de devenir dingue. Qui sait...

L
e lendemain, en rentrant en cours, je fis la connaissance d'une nouvelle camarade qui venait, d'ailleurs, d'enménager dans mon quartier, sans que je ne l'ai remarqué une seule fois, ce qui me parut étrange. Celle-ci vint directement me parler sans se soucier des médisances dîtes à mon sujet. Après une heure en sa compagnie, je savais tout de cette fille qui se nommait Miri, prénom que je trouvais très original. Elle aimait la musique et s'amuser, disait-elle. Elle semblait être une fille assez réservée mais cela n'était qu'un détail. Elle venait d'enménager en face de chez moi dans une maison que je pensais inhabitée depuis des lustres. Je continuais d'écouter ses propos de manière attentive mais une question me titillait depuis un bon bout de temps et je me décidais à la lui poser:
"J'aimerais savoir... Comment se fait-il que je n'ai vu aucun camion de déménagement près de chez moi si tu as enménagé?" Je me sentis idiote de poser une telle question, bien sûr qu'il y avait eut des camions, je ne les avais pas vu, c'est tout.
"On a
déchargé le camion rapidement. Puis, on avait pas beaucoup de meubles et autres breloques." Sa réponse se tenait mais j'avais senti une certaine froideur dans sa voix. J'oubliais vite car cette fille avait l'air sympatique puis j'aimais l'entendre parler de sa vie, des rapports hamonieux qu'elle avait avec ses parents, de ses histoires variées et colorées. Une amitié était née.

# Posté le jeudi 01 mai 2008 14:44

Modifié le vendredi 02 mai 2008 14:51